Lettre à mon enfant intérieur

Toi, l’enfant, la divinité, la perfection au creux de moi :

 

depuis toujours tu m’accompagnes, bien blotti, à l’intérieur de moi, parfois si profondément… Tu restes dans mon souvenir cet être merveilleux qui m’invitait et m’invite encore à sauter dans les flaques amusé des regards désapprobateurs. Cet être qui riait aux éclats, sans retenue, jusqu’à en faire rire la foule tout autour. Cet être qui ne voyait de la vie que cette merveilleuse aventure… et ses drôles de personnages que personne ne soupçonnait. Cet être qui envoyait de l’amour à tout le monde et à toute « chose »… Cet être qui disait tout ce qui lui passe par la tête, sans jamais avoir envie de blesser. Cet être rayonnant, flamboyant.

Tu as toujours été, et tu reste cet être là. Mais comment se fait-il que j’ai le sentiment d’avoir perdu ta trace en route ? Il paraît que face à sa spontanéité, ton entièreté, ton unicité, le monde ne t’a pas toujours compris ou t’a ignoré.T’a laissé dans un coin ou t’a privé de ton authenticité. Et cela t’a blessé. JE t’ai blessé.

A de nombreuses reprises, toi l’être vibrant, animé de milles feux, tu as dû face faire à ce monde … Combien de critiques, de blâmes, de reproches et de rejets as-tu dû encaisser ?

Et moi, au fil des ans, des expériences, je n’ai pas bronché. Je ne t’ai pas défendu contre ces brimades qui semblaient presque « ordinaires ». Je ne t’ai pas enveloppé d’amour chaque fois que tu as été apostrophé par la violence du monde…. Par ma propre violence aussi.

Et tu t’es fait plus petit, recroquevillé, rabaissé, endormi, si discret… presque silencieux.

 

Pourtant je me rappelle… et je sens bien que tu es encore là, enfoui, bien au chaud, en sécurité, quelque part entre mon poitrail (mon plexus solaire, mon doux chakra ensoleillé, et mon (bas) ventre notre (mon pétillant et vivifiant chakra sacré , mon Hara ).

Si tu savais, mon délicieux être enfantin, précieux, et magique… Si tu savais à quel point, aujourd’hui, je suis désolée et je te demande pardon. Pardon de t’avoir laisser étouffer ta joie de vivre, ralenti ton entrain, freiné ta curiosité. Si tu savais à quel point je suis désolée de t’avoir laissée un peu trop t’assagir..

Veux-tu que je te dise ? Depuis que tu murmures, d’autres ont donné de la voix. Mon indispensable ego est devenu casse-pied, à force de défoncer les portes pour imposer ses règles d’adulte parfois si présomptueux. Je crois que je lui ai laissé prendre un peu trop le contrôle. Il s’imagine en seul chef de tout, et agite frénétiquement des menaces de dangers, des peurs parfois délirantes ou handicapantes.

Je le soupçonne d’être obnubilé par le passé. Par ce qu’il appelle mes erreurs, mes actes manqués ou mes faiblesses. Je sais bien qu’au final il veille sur moi comme il peut. Mais il est devenu si tyrannique par moments…

Il m’interdit carrément de prendre certaines directions, certains chemins, de vivre des aventures. « Trop risqué ! » me dit-il. « T’es folle ? On agit pas comme ça quand on est adulte ! Tu vas droit au carton ! Pire, tu cours à la catastrophe ! A ta perte ! Je te préviens ! On est plus là pour s’amuser… C’est fini ça ! »

Je crois qu’en fait il veut te protéger TOI, au final. Mais qu’est ce qu’il s’y prend mal !

Il faut dire que de toi à lui, je n’ai certainement pas toujours su prendre ma véritable place.

 

Alors, depuis peu, je l’ai pris dans mes bras, je l’ai entendu, et puis je l’ai entouré de tout l’amour dont toi tu as toujours été capable mon délicieux enfant intérieur… ma petite flamme. Je crois que ça l’a un peu aidé à se détendre. Il en avait besoin. De temps en temps je l’entends encore un peu maugréer, grogner… Il est un peu bougon, mais je l’aime. Et je le lui dis.

 

Aujourd’hui, mon être merveilleux, c’est à toi que je m’adresse, pour te dire qu’au delà de ma désolation, de mon pardon, je suis de retour, bien décidé à te tendre la main, à t’écouter de tout mon cœur, de toute mon âme, et à t’aimer comme personne d’autre ne pourra jamais le faire. Plus fort que les multitudes d’Univers.

Je t’aime grand comme l’infini.

Je sais que tu as toujours été là , attendant patiemment mon retour vers toi, et je te promets de te respecter chaque jour jusqu’à pas d’heure, sur tous les plans et dans toutes les dimensions. Et même après.

Lève-toi, libère-toi, fais toi entendre bruyamment s’il m’arrive d’oublier ma promesse.

Je t’aime et tu es ma priorité.


Pour tenter de vous reconnecter, vous réconcilier avec votre part « divine », votre enfant intérieur, n’hésitez pas à me contacter.

Christelle Creton, accompagnatrice bien-être pour animaux et humains

www.envieszen.com

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