Et maintenant on mange quoi ?

En ce début de journée automnale, j’ai eu envie de partager avec vous une de mes dernières lectures « Et maintenant on mange quoi ? ». C’est le deuxième livre de Christophe Brusset paru le 10 octobre 2018. Peut être avez vous lu ou entendu parler de son premier livre « Vous êtes fous d’avaler ça ! » paru en 2015, qui a eu énormément de succès.

  • Ce qu’il a de différent.

Sur la page de couverture de son premier opus c’est tout de suite très clair « un industriel de l’agroalimentaire dénonce ». Voilà, enfin, on laisse la parole à un professionnel de l’alimentation qui n’est pas un médecin, et moi ça me fait plaisir. Je n’ai rien contre les médecins, bien au contraire, mais j’ai parfois le sentiment d’être submergé par leur avis. Dans toutes les émissions sur l’alimentation, il y a un médecin nutritionniste, tous les livres sur la nutrition sont écrits par des médecins, donc il y a un peu de fraicheur à lire un autre point de vue.

Au niveau de son style aussi, c’est un peu plus léger, avec de nombreuses anecdotes tirés de son vécu, il nous parle sans tabou de l’industrialisation de l’alimentation sans nous assommer de preuves scientifiques ou de théories économiques (il y a quand même, mais pas trop).

  • Son premier livre : Vous êtes fous d’avaler ça !

Je l’ai lu quasiment d’une traite, presque comme un roman. A chaque chapitre, une anecdote différente, et même si j’étais déjà sensibilisé à pas mal de chose, au niveau de la fabrication des produits notamment, j’ai appris quelques petits trucs comme le poivre ou la vanille « épuisée » (résidu de produit après extraction de son huile essentielle, bien souvent à l’aide de solvant), c’était un terme que je ne connaissait pas. Et puis la confirmation qu’on n’est jamais vraiment certains de l’origine des produits qui ont voyagé. Bref cela m’avait bien conforté dans l’idée d’acheter un maximum de produits le plus près possible de chez moi.

  • Deuxième opus !

Cette année, quand est sorti son deuxième livre, je n’ai pas résisté à l’idée de me l’offrir. Et j’avais hâte de le commencer.

Toute la première partie « en passant par l’arrière cuisine » est à mon goût un peu trop conventionnelle, il y reprend plusieurs éléments de son premier livre, mais de manière un peu moins percutante. Il y parle des pesticides, additifs et conservateurs, sujet que je laisse volontiers au médecin pour le coup, mais aussi géopolitique, lobbying, étiquettes et idées reçues.

Dans la deuxième partie, il fait un tour de supermarché, rayon par rayon, en passant par les rayons bio et santé diététique, pour nous aider à choisir. Il confirme qu’il est toujours préférable de passer par des producteurs directement, mais donne les informations essentielles pour mieux choisir ses produits en supermarché, même si plusieurs conseils se recoupent.

J’ai par contre beaucoup apprécié les passages, où il parle des produits destinés au restaurateur, et de son expérience dans un restaurant avec l’un de ses amis persuadé qu’il y mangeait des produits fait maison. Parce que de ça on ne parle pas, oui les nutritionnistes se sentent certainement moins légitimes à aborder le sujet, et les restaurateurs ne vont pas nous dévoiler toutes leurs astuces. Et pourtant il y aurait de quoi faire.

Pour ceux qui connaissent un peu mon parcours, je suis issue de l’hôtellerie-restauration, et dès l’école on m’a sensibilisé à ce qu’ils appelaient « serviette en papier / serviette en tissu ». Bref au fait que pour gagner de l’argent il ne fallait pas espérer pouvoir faire de la qualité (serviette en papier), et que ceux qui voudraient proposer des produits de bonne qualité à leur client devraient envisager d’avoir une activité complémentaire (comme des chambres par exemple). Je vous parle de cela il y a presque 20 ans, j’espère que le discours tenu aux jeunes d’aujourd’hui à changer !

Pour en revenir au livre il cite l’exemple d’une huile de friture, proposée sur un salon professionnel, qui contient un « anti moussant » pas très naturel, pour apporter plus de confort au professionnel (si vous faites des frites de manière traditionnelle vous comprendrez rapidement l’intérêt). Tout cela pour dire que les professionnels de l’industrie se permettent plus de choses quand le consommateur n’a pas accès à la liste des ingrédients.

  • Pour finir :

C’est un bon livre, à lire un jour de pluie, sous un plaid, pour ne pas craquer sur les gâteaux du fond du placard. Mais je dois tout de même avouer que je ne l’ai pas autant apprécié que le premier. J’ai eu un peu plus de mal à « rentrer dedans » comme on dit, j’ai trouvé la première partie un peu longue mais la suite bien plus agréable et vivante.

Si vous avez l’occasion de le lire, donnez moi votre avis.

 

 

Camille

J’ai 36 ans et je suis maman d’une merveilleuse petite fille de 6 ans. Comme toutes les mamans je cherche à concilier vie personnelle, familiale et professionnelle ce qui m’a amené récemment à m’installer à mon compte.

Avec « Les ateliers de Camille » je souhaite aider mes clients à développer une bonne relation avec la nourriture et avec leurs corps.

Je me considère en perpétuel apprentissage et souhaite simplement continuer à faire et à partager mon petit bout de chemin.

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