Sortir les couches une à une… pour se rencontrer soi

Cela fait plusieurs mois que je n’avais pas écris d’article pour De Coeur à Soi, mais quand j’ai écris ce texte intimiste, qui parle de mon vécu, de mes sensations, de mon intériorité, il m’est venu l’idée, l’envie, de vous le partager ici.

Ces mots sont venus chez moi en résonance avec une publication de Nathalie Yot, médium thérapeute quantique, sur l’honnêteté avec nous-même. Elle y parle du besoin de résoudre les problèmes des autres et les siens, de les sauver, de se sauver, ce besoin de faire évoluer les choses, et de la frustration et parfois la colère face à l’incompréhension ou la non-acceptation extérieure de notre envie de d’aider, de protéger, de défendre, d’aimer… Elle nous invite à nous questionner sur les endroits où l’on a encore des attentes sur les autres ou sur nous-mêmes, sur les endroits ou l’on juge et se juge de ne pas être encore suffisamment ceci ou cela, et où l’on se montre impatient avec notre réalité.

Son texte a résonné en moi, en écho avec mes prises de conscience actuelles sur mon fonctionnement, sur ma façon d’appréhender le monde et moi-même. Ça me fait rire d’observer tout ce chemin vers moi…. à la recherche d’un moi qui serait guéri, comblé, épanoui pour finalement me rendre compte que je n’ai rien à changer, juste à accueillir ce qui est. Avec joie et gratitude, d’autres fois dans la colère, la tristesse, la déception, la frustration… mais surtout dans l’authenticité de qui je suis, et dans l’amour de celle que je suis, sans jugement ni attente envers moi-même. Ces prises de conscience viennent et reviennent en fulgurance, puis je les oublie pour mieux les retrouver. Merci la vie de me ramener à l’essentiel <3

J’ai souvent l’image du chemin vers la connaissance de soi comme un oignon que l’on dénude de ses couches une à une pour arriver au cœur de soi et de sa nature profonde. Parfois on sent son cœur s’envoler et les prises de conscience surgissent du fond de nous sans savoir pourquoi, d’autres fois on part à la recherche, on tâtonne, on s’expanse dans un tourbillon qui nous fait perdre nos repères… A d’autres moments, on se sent tellement à nu que l’on est complètement déconcerté par l’absence de résistance qui se niche en nous. C’est cette expérience, ce vécu intérieur, que je voulais vous partager.

Je crois n’avoir pas envie de plus introduire mes mots. Peut-être qu’ils vous parleront, qu’ils feront vibrer une part de vous qui s’y reconnait 😉

« Je me sens en ce moment en plein dépouillement. Chaque défense, chaque protection, chaque arme que j avais mis au point pour me protéger se pose à terre une par une. Je sens un deuil à chacune de ces pertes. Le constat de mes erreurs, de mes croyances, de mes peurs.

Je me sens à nu , paralysée, impuissante, comme si je ne pouvais plus rien faire qu’accepter ce que la vie me présente. Est ce que c’est ça la vie ? faire confiance à ce qui vient et la suivre sans lutter, ni chercher à la contrôler ? L étape est douloureuse, mais pleine de leçons de vie. Je contacte l humilité au plus profonde de mon âme.

Je m’aperçois comme, à chaque étape, je me suis sentie responsable de ceux que j’aime. J’ai voulu leur prouver constamment que je les aimais en prenant soin de leurs besoins, en leur apportant ce qui ME semblait bon pour eux, comme pour leur rappeler sans cesse que je les aimais.

Mais d’où partait l envie d aimer ? De ma peur. De ma peur de ne pas être aimée, de ma croyance qu’aimer c est prendre soin du besoin de l’autre, et que pour être aimée, c est ce qu’il y a à faire… tout ça aussi pour éviter la montagne de culpabilité liée au sentiment de responsabilité de l’autre.

Au final, ces intentions d’amour, s’alimentant dans la peur ne laisse plus de place aux autres, ni à soi-même. Et ce n’est juste pour personne. Chacun étant privé de déployer ses propres ailes.

Mais comment retrouver sa propre place quand on s’est sans arrêt décalé sur les besoins (présupposés) des autres ?

La peur est toujours là. Je suis face à moi-même. J essaie de rester centrée sur moi, de laisser la place et les choix qui reviennent à ceux que j aime… et c’est à ce moment là exact que je réalise que je ne l’ai pas fais avant, et de l’ampleur des peurs que mes actions cachaient.

Ces peurs m’assaillent et me font mal physiquement. Beaucoup de tristesse accompagne cette prise de conscience, ce deuil d’un fonctionnement et de fausses croyances intérieures.

Je ressens encore par moment des élans de survie en moi qui me pressent de « faire quelque chose ». Comme celui qui essaie de négocier le deuil d’un être aimé, ou sa propre mort. Lâcher-prise, s’abandonner à la vie, semble avoir un arrière goût de mort de soi-même… un soi qui apparaît finalement comme une construction mentale que j’avais posé sur moi. Mourir pour mieux renaître.

Je me sens nue, sans protection. J’ai compris que je n’ai plus qu’à suivre la vie car je n’ai de contrôle sur rien, ni personne… Et qu’à la fois, chacune de mes pensées, de mes paroles, de mes actes m’ont mené jusqu’ici. Rien à FAIRE, juste à ETRE pleinement qui je suis, aujourd’hui. »

Retrouvez-moi sur mon site : https://sepanouir-en-famille.com/

liz perret

Bonjour 🙂
J’exerce l’activité de thérapeute de l’âme et des relations familiales… et je suis la maman de 2 enfants de 10 et 11 ans.
Je suis surtout une femme passionnée ! Mes passions sont passées une à une par le maternage, la parentalité bienveillante, les pédagogies alternatives, les médecines naturelles, l’alimentation saine, les cosmétiques fait maison, l’éducation populaire, l’écoute active, la psychologie positive, le développement personnel, les soins énergétiques, la féminité, la spiritualité …
Curieuse par nature, j’adore apprendre et partager mes passions 🙂

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