Planète Végane

Planète Vegane : penser, manger et agir autrement

Le livre d’Ophélie Véron est mon coup de cœur livresque de cet été !
En effet cet été j’ai senti un appel du fond de mes trippes a franchir le cap du véganisme. Je me suis documentée, j’ai lu des articles, regardé des documentaires (dont le célèbre « Terriens » « Earthings » de son nom anglais), j’ai dévoré les contenus de quelques youtubers, j’ai expérimenté des tonnes de recettes et comme la vie est parfaite j’ai trouvé le temps pour lire « Planète Vegane ».
Parlons un peu d’Ophélie Véron pour commencer. Sur la blogosphère elle écrit l’excellent blog Antigonne XXI. Dans la vie réelle elle est chercheuse, conférencière et docteur en géographie. Qu’on ne s’y trompe pas d’ailleurs, même si comme beaucoup je l’ai découverte à travers son blog, le no poo (qu’elle a fait connaitre en France), les DIY cosmétique et de produits d’entretien, les recettes succulentes…son propos est militant, sérieusement bien documenté et résolument engagé contre l’exploitation animale.

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Ce livre m’apparait comme la synthèse entre un blog grand public et des questions plus profondes qu’elle aborde dans son travail de chercheure et de conférencière. Ainsi, il est a la fois dans la forme un mode d’emploi pratique, tout autant dans le fond qu’une position philosophique, éthique expliquant et corrélant véganisme, antispecisme, environnement, lien social.

 

La construction de l’ouvrage est en cinq chapitres.
I. Pourquoi végane ?
II. Devenir végane
III. Véganisme et santé
IV. Au-delà de l’alimentation
V. Véganisme et société
Dans le premier chapitre une historique très complète du véganisme, végétalisme et végétarisme . « C’est sur cette histoire que je vais revenir ici, des jaïns aux Albigeois.e.s, en passant par les pythagoriciens et les anarchistes. Cette histoire nous permet de comprendre la constance et la cohérence de la pensée végétarienne à travers les siècles. »
Un sous chapitre consacré a l’éthique animale ou j’ai appris beaucoup sur les différentes positions : welfarisme, abolitionnisme, mais également le concept de sentience, le specisme, les droits des animaux. La question environnementale y est également développé.
Pour clore ce chapitre Ophélie réponds aux douze objections les plus courantes, un chapitre très utile pour pouvoir argumenter de façon sérieuse lors d’une discussion, on y retrouve notamment le fameux Cri de la Carotte…

 

Dans le second chapitre il est question de transition vers le véganisme, d’astuces pour végétaliser ses menus, des indispensables dans son garde manger assorti d’encarts détaillant des points plus précis (les œufs, le lait, le miel, les additifs). Dans le sous chapitre « rester végane », Ophélie parle de bienveillance, de petits pas (qui n’en sont pas), des éventuelles difficultés (au niveau alimentaire) et de leurs solutions…un propos profondément déculpabilisant et soutenant.
« Il ne faut pas vous culpabilisez si vous n’êtes pas parfait.e là, tout de suite, ou même pas parfait.e tout court. À l’heure actuelle, il n’est pas possible d’atteindre la perfection morale : on peux simplement faire de son mieux. Et c’est déjà beaucoup. »

Le 3ème chapitre aborde la question de la santé avec un régime végétalien : l’équilibre alimentaire, nos besoins et comment les combler avec des produits végétaux : protéines, lipides, calcium, iode, fer, selenium, vitamines D et B12. Ce chapitre réponds également à la question des bienfaits d’un régime végétalien.

Et puisque devenir végane dépasse la question alimentaire, Ophélie Véron propose un tour d’horizon des autres aspects de l’exploitation animale et de leurs alternatives bien entendu dans le 4ème chapitre !
Au niveau vestimentaire pourquoi les véganes ne portent ni laine, soie, fourrure, duvet, plumes, cuir. Pour les chaussures un tableau comparatif de marques véganes. Et oui car le saviez vous, vos chaussures (et les miennes a fortiori) en cuir synthétique acheté à la halle aux chaussures, peuvent tout à fait avoir étaient collées avec du cartilage de poissons. Il y est détaillé aussi les logos et labels.
Logos et labels que l’on retrouve également dans le sous chapitre sur les cosmétiques et les produits d’entretien maison. Il est question a la fois d’ingrédients extraits d’animaux (comme la célèbre cochenille qui nous donne ce beau rouge carmin de rouge à lèvres) et de leur production (lait, œuf, miel, lanoline).
Pour ma part c’est en prenant cette décision que j’ai réalisé l’ampleur de l’exploitation animale. La vivisection (test sur les animaux) et leur présence dissimulé dans quantités de produits courants.
Au-delà de l’alimentation c’est aussi la question des animaux domestiques et des loisirs.

Enfin le dernier chapitre développe la vaste question du lien social. Comment faire au travail, avec les amis, si l’on est invités, si l’on va au restaurant, en vacances, en voyage. Toutes les questions liés au véganisme et a la famille : avec son conjoint, ses enfants, sa famille proche. Comme dans les autres chapitres, s’entrecroisent les questions de fond et des aspects plus pratiques. Les questions liés à la communication y sont également abordés, notamment la dissonance cognitive (mécanisme psychologique par lequel on va tenter de réduire une contradiction interne) et ses différents biais. J’aime beaucoup à de titre le positionnement d’Ophélie qui identifient « quatre piliers de communication efficace, positive, et non agressive : l’émotion, l’altruisme, l’autonomie et le pragmatisme »…c’est une source d’inspiration pour moi.

Voila, vous l’aurez compris je crois j’ai un gros coup de cœur pour ce livre, pour sa clarté, pour son alternance éthique/pratique. Je pense qu’il va rester à portée de main autant pour moi que pour les curieu.ses.x de passage à la maison. Pour conclure si vous êtes vegetarien.e.s, vegetalien.e.s, véganes, omni en transition ou pas il y a forte à parier que ce livre vous apporte quelque chose.

Belle lecture !

 

Planète Végane est publié chez Marabout, 17€90

A Propos de l’auteur

kmomille
Dans ma vie de tous les jours, je suis maman de deux petites filles pleines de vie, je suis un bébé végane, j’aime chanter, danser, dessiner, coudre, bricoler, cuisiner…je m’intéresse à l’éducation consciente, au féminin sacré, à l’ecologie…bref je suis une touche a tout!

Je canalyse tout ça par la pratique de la méditation et de la sophrologie, mon métier. Dans mon activité professionnelle je propose également des soins rebozo, et du massage dans les écoles !

De coeur à soi est mon espace de liberté où j’aborde des sujets plus personnels que sur mon site.

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