Le sommeil des enfants, on en parle ?

Bonsoir,

Juste avant de me coucher, j’avais envie d’écrire sur un thème qui soulève beaucoup d’inquiétude chez les parents : le sommeil !

Je n’aurai pas de grandes théories à vous partager à ce sujet, je témoignerai juste de mon vécu de maman de 2 enfants de 9 et 11 ans.

Le sommeil de notre enfant, je ne sais pour quelle raison, questionne tout le monde. C’est d’ailleurs souvent une des premières questions que l’on nous pose : il ou elle fait ses nuits ? Avant même de demander comment vont les parents parfois. C’est à ce moment je crois que commence la course au bébé le plus en avance, celui qui ressemblera le plus aux bébés idéaux des magazines ! Alors, quand tu as un bébé qui fait ses nuits tôt, t’es super fier parce que c’est surement toi qui a fait un truc trop génial pour qu’il y arrive. En fait, pour le premier bébé, on croit souvent que c’est grâce à nous toutes les meilleures choses qu’il fait. On lui apprend à sourire, à jouer, à marcher, parler, à être propre… Mais que ferait-il sans nous ?! Et un jour, un ou deux enfants plus tard, on réalise que tout cela n’a rien avec nous, que chaque enfant a son rythme, qu’ils apprennent naturellement, et (seulement) ce qu’ils ont besoin d’apprendre ! Les inciter à aller plus vite, ou à faire telle ou telle chose, ne change pas grand chose, à part à créer des blocages parfois.

Avec mes enfants, le sommeil n’a pas toujours été un sujet facile… et ça ne l’est encore pas toujours aujourd’hui ^^

Le relation de ma fille, Mélia, avec le sommeil a été pour moi plutôt facile à vivre. Sa première semaine de vie, elle n’a réussi à dormir que sur mon ventre, ensuite on l’a mise à dormir dans son lit à côté de nous. Quelques mois plus tard, elle a commencé à dormir plusieurs heures d’affilées, on a donc décidé avec son papa de la faire dormir dans sa chambre, tout naturellement. A l’époque, j’écoutais encore les conseils de « à tel âge, elle devrait faire ses nuits, dormir dans son lit, dans sa chambre… ». Elle semblait s’adapter plutôt bien, donc ces conseils ne me choquaient pas plus que ça.  A l’âge où elle était encore dans notre chambre, elle devait se réveiller 3 à 4 fois par nuit au maximum, son papa se réveillait pour la changer, elle prenait le sein puis on la re-déposait dans son lit. Elle n’a jamais fait de nuits à rester éveillée, et elle me laissait dormir le matin jusqu’à 10h. Ça tombe bien car à 23 ans, je n’étais pas du tout du matin, elle avait du le sentir ! Evidemment, Mélia s’est encore un peu réveillée la nuit une fois dans sa chambre, mais c’était plutôt fluide. Je la rassurais, je restais à coté d’elle et elle se rendormait. Je croyais que tous les bébés étaient comme elle ! Je trouvais ça finalement super facile d’avoir un bébé. Et même quand elle se réveillait, je vivais cela dans l’amour et le bonheur tellement je me sentais amoureuse et émerveillée de voir cette petite merveille que l’on avait mis au monde et son papa qui s’occupait si bien d’elle.

Je dois quand même ajouter que les heures du coucher ont toujours été à sa demande, donc le soir elle n’était souvent endormi qu’à 23h. Nous n’avons non plus jamais eu d’horaire de sieste régulière, car je voulais qu’elle puisse suivre son propre rythme. Enfin pour être honnête, j’avais bien essayé de la coucher à une heure fixe et de la laisser pleurer comme on m’avait conseillé, mais c’était insupportable pour moi et son papa! On a essayé à 6 mois, puis à 18 mois, les 2 fois ont été sans succès et difficiles à vivre. On a donc décidé d’écouter et de respecter ses propres besoins de sommeil. D’ailleurs son rythme suivait plus ou moins le notre, donc cela ne nous dérangeait pas vraiment. On avait toujours un fond de peur de « à son âge, elle devrait se coucher plus tôt normalement. C’est ce que font les autres parents ». Mais on adorait ces moments partagés tous les 3, où on pouvait profiter de moments en famille avec son papa. Après tout, elle dormait bien le matin, faisait une sieste l’après-midi (à horaires et durée très variables) et était en pleine forme, elle devait donc dormir suffisamment ! Voilà comment cela s’est passé pour Mélia : finalement de façon plutôt fluide.

Puis, j’ai eu Nino et j’ai découvert que le rythme est très différent d’un enfant a un autre !

Pour résumer, il a dû se réveiller entre 6 et 8 fois par nuit pendant au moins un an, puis 3 à 4 fois par nuit jusqu’à ses 4 ans et il a dû faire des nuits sans réveil habituels autour des 6 ans. Ajoutez à cela, que mes enfants ont 19 mois d’écart, et que Mélia elle ne se levait plus à 10h du matin comme avant. J’ai passé des mois (pour ne pas dire années!) où le manque de sommeil a été un élément difficile dans ma vie. Au début, j’ai repris le même modèle : première semaine sur mon ventre, puis dans son petit lit à côté de nous. Mais en quelques mois, il y a eu 2 déménagements et un changement de vie pour notre famille. Avec tout cela et les réveils nocturnes, j’étais tellement fatiguée que j’ai fini par ne plus recoucher Nino dans son lit. Il dormait avec nous et se servait lui-même le sein dans la nuit. Oui, quelle mère indigne je suis ! ^^ Ce fut un soulagement pour moi quand j’ai rencontré un groupe de mamans qui pratiquaient l’éducation bienveillante et quand j’ai constaté que plusieurs d’entre elles faisaient la même chose. Ça avait même un nom : le cododo. Chouette, je n’étais pas si nulle finalement, c’était peut-être mon instinct qui m’avait conduit à une pratique naturelle et répondant aux besoins de mon enfant.

Moi, surtout, ça m’avait sauvé ! Ça m’aidait à « tenir le coup », à réussir à être un minimum en forme pour assurer la journée d’après. Je parle de « tenir de coup » car cette période était plutôt éprouvant physiquement et psychologiquement pour moi. Je passais des moments magnifiques avec mes enfants, mais j’étais aussi épuisée. J’aurais vraiment eu besoin de relais et de soutien à ce moment là, mais le papa n’était plus disponible comme avant. De plus, à l’époque je n’avais pas une confiance suffisante dans mon entourage familial pour faire garder mes enfants. Il manquait pour moi les conditions de bienveillance que je voulais pour eux.  Ce que j’ai oublié d’ajouter, c’est que Nino ayant rejoint notre lit, Mélia l’a vite rejoint aussi dès qu’elle a vu que les enfants pouvaient eux aussi dormir avec leurs parents !

Quand Nino a eu 3 ans et Mélia 4 ans 1/2, la situation était la même : Nino dormait avec nous et Mélia nous rejoignait quasi toutes les nuits. On a alors demandé aux enfants de dormir dans leurs chambres… à 4 dans un lit en 160, on commençait à être serré ! Ce fut une première étape, mais ils nous ont encore fréquemment rejoint (mais c’était souvent l’un ou l’autre, ce qui nous laissait plus de place).

Aujourd’hui, à 11 et 9 ans, ils viennent encore régulièrement prendre place dans le lit que je parte avec mon nouveau chéri. Parfois l’un, parfois l’autre, parfois c’est moi qui dort avec Mélia ou Nino, parfois l’un des deux demande à dormir avec mon amoureux. Chez nous la place dans le lit, c’est comme les places à table, ça change tout le temps ! On a tout de même chacun sa chambre et chacun son espace personnel, mais on aime toujours autant partager ces moments de tendresse avant de s’endormir ou dans la nuit. Il y a encore juste quelques jours, je dormais avec Mélia et Nino (j’adore m’endormir avec un enfant dans chaque bras <3 ), et dans la nuit je me suis réveillée pour rejoindre mon chéri. Le matin, on a eu un adorable tableau avec nos 2 amours l’un contre l’autre… c’était trop beau ! Et surtout rare de les voir comme ça 😉

J’adore aussi le cododo car les journées où l’on n’a eu de temps ensemble ou où l’on s’est disputé, partager les câlins dans le lit nous rapproche et nous fait revenir à une façon d’être ensemble beaucoup plus douce. C’est aussi des moments où l’on va prendre le temps de papoter et de parler de pleins de choses quand on est seul avec un enfant, ou quand je suis avec les deux. Chez nous, c’est un moment où l’on a une qualité de présence à l’autre différente du reste de la journée.

Avec mon chéri, on se pose encore des questions sur le sommeil. Par moment, on aimerait bien pouvoir se coucher simplement tous les deux, sans avoir l’un ou l’autre qui réclame à dormir avec nous, parfois aussi on est agacé de devoir insister pour dormir ensemble, mais on entend tout autant leur envie de partager ce moment privilégié avec nous. Ainsi, le sommeil, comme les autres domaines, est un sujet de discussions et de négociations dans notre famille.

Les horaires de sommeil aussi m’ont longtemps posé question. Mélia est naturellement fatigué autour de 22h. Et comme ils ne vont pas à l’école, elle peut suivre son rythme de sommeil naturel sans être fatiguée. Nino lui est resté un « couche-tard » comme on dit. Il éteind généralement la lumière entre 23h et minuit. Notre liberté de vie nous permet de les laisser être libre sur leur rythme de sommeil. Parfois on est même couché avant eux : Nino lit dans sa chambre, Mélia finit une création… Aujourd’hui ça se gère plutôt bien, et on demande juste à chacun de respecter ceux qui veulent dormir.

Et puis après tout, on a chacun son rythme biologique propre, et les enfants sont comme nous : certains sont « lêve-tôt », d’autres « couche-tard », certains se réveillent la nuit (comme de nombreux adultes!) et d’autres ont besoin de beaucoup de sommeil. Je pense aujourd’hui que nous devrions simplement accepter et accueillir le rythme de notre enfant tel qu’il est, tout en s’assurant de répondre à notre propre besoin physiologique de sommeil… ceci nécessitant parfois du soutien extérieur, qu’il ne faut surtout pas hésiter à demander !

Il me reste encore une petite pensée en moi qui me dit : « ils devraient dormir plus tôt. c’est ce que font les autres enfants » (que j’avais déjà quand ils étaient petits). Alors parfois, on essaie de mettre des choses en place pour essayer de les faire se coucher plus tôt. Je vous partage une des astuces que l’on a testé à un moment et qui avait bien marché avec mon fils ! Depuis, on a accepté notre rythme familial assez atypique, mais si vous avez des soucis de coucher (notamment si votre enfant doit se lever à une heure précise le matin), je vous propose d’essayer cette technique.

Je vous souhaite une belle nuit,

Liz.

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A Propos de l’auteur

liz perret
Bonjour :)
Je suis psycho-énergéticienne, spécialisée dans l’accompagnement parental et familial… et surtout la maman de 2 enfants de 11 et 9 ans.
Depuis leur naissance, je me suis passionnée pour le maternage, la parentalité bienveillante, les pédagogies alternatives, les médecines naturelles, l’alimentation saine, les cosmétique fait maison, l’éducation populaire, l’écoute active, la psychologie positive, les soins énergétiques, la féminité au sens large… Curieuse par nature, j’adore apprendre et partager mes passions :)

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. DelphineM DelphineM dit :

    j’ai remarqué, que quand ils prennent du sucre rapide après 18h, ils sont à fond le soir!

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