« Des hommes sans femmes »

Bonjour,

aujourd’hui, je vous parle  du livre d’Haruki Murakami   »  Des hommes sans femmes « .

Je dois avouer que sortir ces quelques mots n’aura pas été chose facile ! Il est des livres qui arrivent dans votre vie, en y faisant écho et l’exercice fut d’autant plus questionnant que parler du livre d’un auteur que l’on adore, me renvoyait à ma  » légitimité « : le fameux « syndrome de l’imposteur »… Comment le présenter et rendre justice à son ouvrage! ? Alors, j’ai pris 3 grandes inspirations et me suis assise à mon clavier,,,

Haruki Murakami, en plus d’être mon auteur préféré (titre dont il ne s’enorgueillit même pas ! Quelle humilité  ) figure parmi les auteurs japonais contemporains les plus traduits et lus, au monde, pressenti depuis plus de 10 ans pour le prix Nobel de littérature (il doit y avoir des retards d’acheminement de courrier: ma lettre de soutien n’est pas arrivée au comité Nobel )

Chaque phrases, mots chez cet auteur, peut être le point de bascule de la plus terre à terre des réalités à l’irrationnel d’un monde! Dans la majorité de ses écrits, les femmes possèdent ou sont les clés de cette ouverture sur « l’ailleurs », gardiennes de la compréhension du monde intérieur, comme de l’extérieur, passeuses d’âmes. Résurgence peut-être, des origines de la religion Shinto, de ses prêtresses, et dans laquelle, seules les femmes avaient le pouvoir d’être possédées par l’esprit « kamis », les divinités.

Dans « Des hommes sans femmes », le fil rouge entre ses 7 nouvelles est…roulement de tambour…Leur absence ! Ou plutôt, son impact et ses conséquences  sur l’environnement physique, mental et émotionnel de ces hommes.

 » Un jour soudain, vous êtes devenus des hommes sans femmes. Ce jour arrive sans qu’il y ait eu auparavant la moindre allusion ou le moindre avertissement, sans que vous ayez éprouvé de pressentiment ou de prémonition, sans toc-toc, sans petits toussotements. Vous avez tourné à un angle et vous savez déjà que c’est arrivé. Mais impossible de revenir en arrière. Dés ce tournant pris, voici le seul monde qui sera le vôtre désormais. Un monde que l’on appellera celui des » hommes sans femmes » Un pluriel froid et sans fin.  »  Hommes divers, se retrouvant seuls pour des motifs variés, vivant différemment leur solitude .

Sous la plume de Murakami, ils se heurtent à elle, grandissent ou s’annihilent, questionnant cet amour passé et à jamais révolu  :  » Mais dans la vie, en toutes circonstances, il valait mieux savoir que ne pas savoir. Il en était convaincu. Quelles que soient les souffrances terribles qui s’ensuivraient, il fallait qu’il sache. Seul le savoir permettait de devenir plus fort. »

Comprendre l’autre et sa relation à l’autre, pour se définir soi : « Néanmoins, vous aurez beau penser que vous avez compris quelqu’un, que vous l’avez aimé, il n’en reste pas moins impossible de voir au plus profond de son cœur. Vous aurez pu vous y efforcer, mais vous n’aurez réussi qu’à vous faire du mal. Vous ne pouvez voir qu’au fond de votre propre cœur, et encore, seulement si vous le voulez vraiment, et si vous faites l’effort d’y parvenir. En fin de compte, notre seule prérogative est d’arriver à nous mettre d’accord avec nous-même, honnêtement, intelligemment. Si nous voulons vraiment voir l’autre, nous n’avons d’autre moyen que de plonger en nous-même. Telle est ma conviction.  »

Bien que ce ne soit pas dans l’exercice des nouvelles que je le préfère, avec ce recueil, Murakami  reste Murakami ! Transcrivant, dans son style minimaliste, avec justesse,l’intensité des émotions et  m’a une une fois encore, happée et transportée dans son  » multi-vers » : juxtaposition du monde réel et onirique  !

J’espère, humblement pour ma part vous avoir donné envie de lire ce recueil et de découvrir cet auteur si vous ne le connaissez pas !

 

https://www.decitre.fr/livres/des-hommes-sans-femmes-9782714460684.html

A Propos de l’auteur

valerie Pivetal
Bonjour, moi c’est Valérie !

Thérapeute psycho-corporel,dans ma boîte à outils « magiques » se trouvent entre autre la sophrologie, l’hypnose, la P.N.L et l’analyse transactionnelle.

Passionnée par la vie et l’être humain dans toute sa complexité, ses « différences » formant son individualité mais surtout ses »ressemblances », j’ai compris très tôt que ma mission de vie était d’accompagner les personnes à une plus grande compréhension d’elles-même, une meilleur appréhension de l’autre dans son altérité, pour aider et faciliter les relations interpersonnelles.

Cet attrait pour le « lien » se retrouve dans toutes (et dieu sait qu’elles sont nombreuses ) mes passions:
– La lecture, la sémantique, et les arts sous toutes leurs formes qui donnent accès à la vision de la « carte du monde » de l’artiste,
– Les cultures et langues étrangères qui nous ouvrent une porte « extra-ordinaire »,
– Les religions (dans leur sens premier, » religere »: relier), la spiritualité, la physique quantique, les « mystères », etc…Je vais arrêter là l’énumération 😉

Ah non, il me reste à vous parler de mon intérêt pour les arts martiaux, et plus particulièrement le kendo! Art martial japonais qui allie à la pratique physique une dimension spirituelle car la « voie du samouraï » est de renforcer la connaissance de lui-même, sa volonté mais aussi d’incarner les 7 valeurs du bushido (tiens cela pourrait être un bon sujet d’article! :) )
Lumineuse(s) lecture (s)

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