Petite réflexion sur les archétypes

archétype

Jung a relevé très tôt la présence de thèmes récurrents à forte intensité énergétique dans les interrogations de ses patients, puis dans les mythes du monde entier puis (après sa rupture avec Freud) dans ses propres fantasmes.

Il les nomme d’abord images primordiales puis archétypes. Puis il distingue les images archétypes de l’ archétype proprement dit, dont il fait l’hypothèse qu’il est une structure vide, une forme instinctive de représentation mentale, présente en chaque femme et homme.

C est l’expérience qui donne une allure singulière à cet archétype et permet de distinguer l’image du Père, de la Mère, de l’Anima ( c est l’image de l’âme chez l’homme représentée dans les rêves ou les fantasmes par une figure féminine), de l Animus (c’est l’image des forces spirituelles de la femme symbolisée par une figure masculine), du Héros.

Toutes ces « formes typiques » conditionnent le comportement, pour le meilleur, quand le moi cesse d être fasciné par elles et pour le pire: la possession inconsciente par l’image archétype peut conduire a des décompensations psychotiques et a des psychoses collectives.

Jung distingue donc l’inconscient personnel en lien avec le passé de la personne dont il convient de faire l’analyse et l’inconscient collectif, impersonnel, constitue d’éléments non refoulés (les archétypes) dotés d’une très forte autonomie par rapport au moi conscient, avec lesquels celui ci ne peut que se confronter, discuter, dialoguer. Les rapports du moi à l’égard de l’inconscient et de ses contenus déclenchent une évolution, voire une métamorphose véritable de la psyché personnelle.

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