A toi cher professionnel de la parentalité bienveillante

A toi cher professionnel de la parentalité bienveillante, je t’écris aujourd’hui pour te partager ma peine.

Je suis une maman seule et isolée de 2 garçons, je ne l’ai pas toujours été quoi que, je me rend compte que ce n’est pas le nombre qui fait que l’on se sent entouré et soutenu.

Je t’écris aujourd’hui car j’ai lu de nombreux de tes écris, articles, livres et regardé de nombreuses de tes vidéos. Et essayé d’appliquer de nombreux de tes conseils.

Oui essayé car il m’en a manqué un, essentiel pour moi : la bienveillance envers moi.

Je suis adepte de la parentalité bienveillante depuis 8 ans maintenant, depuis que je suis maman, en faisant des petits pas et en travaillant beaucoup sur moi surtout, c’est ce qui m’a aidé le plus, oui, plus que tes conseils.

Je ne la pratique pas car cela est à la mode mais car la bienveillance est une valeur très importante pour moi, elle fait partie de mon top 10, avec l’écoute et l’empathie.

Je ne donne pas de fessées, ou très peu (je peux les compter sur les doigts de ma main). Je ne les rabaissent pas verbalement, je ne supporte pas qu’on le fasse, qu’on me le fasse.

Certains de tes conseils fonctionnent c’est indéniable et je les applique, mais est ce que mes enfants se sentent mieux et plus épanouit? Je ne trouve pas. Est ce que mon quotidien avec eux est beaucoup plus sympa? Non.

NON!

En te lisant j’ai beaucoup, beaucoup culpabilisé, finissant même par me juger de mauvaise mère. Je ne te dis pas cela pour te faire culpabiliser mais pour te parler de ma réalité.

Tes conseils ont dû surement aidé beaucoup de couple. Mais j’ai une question, comment faire pour donner à mes enfants ce que je n’ai pas? Si tu me demandes 5€, et que je ne l’ai ai pas, je ne peux pas te les donner, tu es d’accord?

Je dors très peu, mon fils de 4 ans se réveille encore la nuit (je ne te demande pas de conseils, j’ai à peu près tout essayé). J’accumule donc une fatigue physique et nerveuse très importante. J’ai très peu de relais, voir quasi pas. Alors comment faire pour leur donner quoi que ce soit quand mes batteries sont à plats, que je n’ai plus rien? Quand, pour parler avec tes mots, mon réservoir émotionnel est vide. Il l’est très souvent, voir quasi constamment.

Tu vas me dire qu’ il faut mettre un cadre, je le sais, mon cadre y est. J’ai essayé de le réduire, ou au contraire de l’augmenter. Le fait est que le soir ou même le matin d’ailleurs je n’ai pas l’énergie physique. Mes enfants cris beaucoup, râlent, hurlent, se battent dès qu’ils sont à moins de 2 m, me critiquent beaucoup, ben oui ça ne va jamais et ça dès le réveil. Mes limites je leur dis, je leur montre, est ce que cela change quelque chose? Non!

Pourtant des câlins ils en ont, beaucoup, pourtant mes mots doux ils en ont, des moments de qualité avec moi, ils en ont.

Eux oui, moi non. Peu de personnes ne me disent des mots doux (il y en a, certes, et souvent loin), personnes ne me fait de câlins au quotidien (je reçois juste ce que je fais à mes enfants, eux ne m’en font pas).

Au lieu de me me dire que je traumatise mes enfants car, excédée à 22h par du bruit et des sollicitations constantes je leur cris dessus, et que c’est la seule solution qui me reste, pourrais-tu te mettre à ma place et me dire : « respire, c’est ok, ça va aller, oui tu leur cries dessus car tu n’as pas d’autres choix, je te comprend, je suis là. »

Au lieu de me dire qu’ils perdent leur confiance en eux quand je l’ai puni car l’un ou l’autre frappe son frère par la 50 eme fois ou m’insulte pour la 20 eme fois, car l’empathie, l’écoute, la reformulation, le jeu, les câlins n’ont servit à rien, pourrais-tu me dire : « ok respire, ça va aller, c’est pas grave. »

Pourrais-tu arrêter de me dire que ce que je fais à des répercussions horribles sur son cerveau et me dire que, juste déjà le fait d’essayer et d’avoir un autre regard, c’est déjà un grand pas.

Je ne te demande pas de conseils, je te demande juste une chose.

Pourrais-tu, juste, être bienveillant envers moi aussi.

Merci.

 

DelphineM

Je suis la co-fondatrice de De Coeur à Soi. Je suis également thérapeute énergéticienne, formatrice, facilitatrice en communication d’âme et des mondes subtils, mampreneuse, infirmière en stand by, et j’en passe, je suis tout plein de choses qui me font MOI.

Mes passions : le développement personnel, la spiritualité, l’alimentation saine, l’écologie, et surtout profiter de la vie !

Exprimer qui on est et surtout se l’autoriser et important pour moi, c’est pour cela que j’ai co-créé De Coeur à Soi.

Retrouves moi aussi sur http://delphinemeyer.fr/ et sur https://www.facebook.com/joie.a.decouvrir/

6 commentaires Ajoutez le votre

  1. Marie-Josée dit :

    Tu es une maman extraordinaire, tu es là à 200% et il faut t’apporter de l’amour à toi, c’est le plus important, de conserver des espaces pour te ressourcer, te câliner toi, des temps pour te dire bravo. Aie confiance que les dodos iront mieux bientôt. Tu donnes au-delà de ce que tu possèdes. Tu travailles sur toi. Ce que tu fais est immense. Sois fière de toi. En effet, ces livres ne répondent pas à ton besoin. Ne pas les lire est très correct. Dis-toi que c’est une mode. Dis-toi aussi qu’entre l’image parfaite d’une famille et la réalité, il y a un monde d’émotions et de réalités complexes. Tu es assez, tu fais assez. Je te fais un gros câlin.

    1. DelphineM DelphineM dit :

      merci beaucoup ♥

  2. Delphine B. dit :

    Je me reconnais dans le récit de ta vie « réelle ». Les conseils… les critiques… Basta !!! Je (tu) sais ce que je (tu) fais et comment je (tu) le fais. Je (tu) donne plus que je (tu) ne peux, et m'(t’)écroule parfois. Mais surtout je (tu) fais le mieux que je (tu) peux. PERSONNE non PERSONNE ne sait ce que l’on vit et comment on vit ou survit. Ne sois pas trop dure envers toi-même, tu connais tes valeurs et tu fais vraiment au mieux, même si cela est loin d’être parfait… tout comme moi. Je t’envoie une grande vague d’énergie calme et positive, et t’offre un câlin de compassion, de gratitude et de courage.
    Belle fin de semaine.

    1. DelphineM DelphineM dit :

      Merci beaucoup Delphine pour cette vague d’énergie et ces câlins ♥♥♥.
      Oui c’est ça, nous faisons comme nous pouvons avec les ressources que nous avons!

  3. Fée dit :

    J’imagine bien Byron Katie dire : ils se battent tout le temps ? Ok, c’est le réel, c’est vraiment ce qu’ils vivent ? Alors si oui, pourquoi ne pas les séparer ? Un chez le père et un chez la mère. Ca résout le conflit, ça aide la maman qui a besoin de plus de sérénité et c’est bien normal. Leur faire expérimenter les choses dans leur chair, même un court temps ou plus longtemps si ça leur convient. Et s’ils demandent à se retrouver, rééssayer en fixant les règles actuelles (qu’ils n’écoutent pas pour l’instant). Et là c’est respectueux de tout le monde.

    1. DelphineM DelphineM dit :

      Bonjour, le père habite à 300 km et ne veut pas les garder en résidence chez eux. Il y a la théorie et la réalité.
      Comme je l’ai dit ce n’est pas de conseils dont j’ai besoin.
      Belle journée.

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